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Gabon – Report du Dialogue national : Impréparation et désillusion

par | Avr 3, 2024 | Gablibre | 0 commentaires

Les espoirs étaient hauts, l’anticipation palpable, mais c’est plutôt une douche froide qui a accueilli les 580 participants du Dialogue national, convoqué par le ministère de la Réforme des institutions. Dans une atmosphère où l’excitation était à son comble, les attentes ont été cruellement déçues lorsque le ministre Murielle Minkoue Mintsa a annoncé le report des travaux au lundi 8 avril 2024. Gabon – Report du Dialogue national.

Cette décision, loin de susciter la compréhension, a plutôt révélé une impréparation manifeste et un amateurisme regrettable dans l’organisation de cet événement historique pour le pays.

Initialement prévu pour s’ouvrir le mercredi 3 avril 2024, le Dialogue national devait entrer dans sa phase opérationnelle après un lancement haut en couleur et en musique la veille.

Cependant, dès les premières heures de la journée, alors que les participants convergeaient vers le stade de l’Amitié sino-gabonaise à Akanda, au nord de Libreville, les signes d’impréparation étaient déjà évidents. Certains participants n’avaient même pas été informés des commissions auxquelles ils étaient assignés, révélant ainsi un manque d’organisation préalable.

La décision de reporter les travaux a été annoncée alors que la tente aménagée pour l’événement commençait à se remplir. La justification donnée par le ministre Minkoue Mintsa, à savoir la nécessité d’apporter des ajustements, n’a fait que renforcer les soupçons d’un amateurisme criant. Si le ministère de la Réforme des institutions a tenté de minimiser la situation en évoquant seulement quelques réajustements nécessaires, la réalité semble bien plus complexe.

Il est clair que l’une des raisons principales de ce report réside dans la formation des commissaires. En effet, le fait que les travaux aient été repoussés de plusieurs jours indique que les ajustements nécessaires sont plus substantiels que prévu.

Si cela avait été simplement une question de réglages mineurs, comme l’a prétendu la ministre en charge de l’organisation, les travaux auraient pu débuter dès le jeudi 4 avril. Ce report confirme ainsi les craintes exprimées par de nombreuses personnalités politiques, qui avaient recommandé de fixer ce rendez-vous à une date ultérieure pour garantir sa réussite.

En somme, le report du Dialogue national révèle non seulement un manque de préparation évident, mais également une déconnexion entre les attentes des participants et la capacité des organisateurs à répondre à ces attentes. Alors que le pays était en attente de ce moment crucial pour sa démocratie, il est maintenant confronté à une période d’incertitude quant à la réussite et à la crédibilité de cet événement.

Un Dialogue National En Perdition

La déception et la frustration parmi les participants sont palpables, alors que le report du Dialogue national expose au grand jour les lacunes béantes dans sa préparation. Il est clair que des questions cruciales, telles que la composition des commissions et la formation des commissaires, n’ont pas été résolues en amont. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la capacité du gouvernement à orchestrer un processus démocratique d’une telle envergure.

Alors que la date du 8 avril 2024 se profile à l’horizon, il est impératif que les organisateurs du Dialogue national prennent des mesures urgentes pour rectifier le tir. La transparence et la communication ouverte doivent être au cœur de ces efforts, afin de restaurer la confiance des participants et du public en général.

Cependant, ce n’est pas seulement la crédibilité de cet événement qui est en jeu. Le report du Dialogue national soulève des questions plus larges sur l’état de la démocratie et de la gouvernance au Gabon. Si le gouvernement n’est pas en mesure de mener à bien un processus aussi important que celui-ci, qu’en est-il de sa capacité à répondre aux besoins et aux aspirations de ses citoyens au quotidien ?

Les critiques fusent déjà de toutes parts, certains dénonçant un manque de vision et de leadership, d’autres remettant en question la légitimité du gouvernement lui-même. Dans un contexte où la confiance du public est déjà fragile, le report du Dialogue national risque de créer un fossé encore plus grand entre le gouvernement et la population.

Face à cette crise de confiance croissante, il est impératif que le gouvernement prenne des mesures concrètes pour rétablir la confiance et l’engagement des citoyens. Cela nécessitera non seulement une meilleure organisation et planification, mais aussi une véritable volonté politique de répondre aux préoccupations et aux besoins de la population.

Le Gabon se trouve à un moment critique de son histoire, où des décisions cruciales doivent être prises pour assurer un avenir démocratique et prospère pour tous ses citoyens. Le report du Dialogue national est un rappel brutal de l’importance de ces enjeux, et de la nécessité d’une action immédiate et décisive pour les résoudre.

Un Réveil Nécessaire pour une Transition Démocratique Réussie

Le report du Dialogue national met en lumière l’urgence d’une réflexion profonde sur les fondements de la démocratie au Gabon. Il ne suffit pas de convoquer des réunions et des discussions ; il faut également s’assurer que les processus démocratiques sont ancrés dans la transparence, la participation citoyenne et le respect des normes internationales.

Pour cela, plusieurs actions sont nécessaires :

Transparence accrue

Les organisateurs du Dialogue national doivent être transparents quant aux raisons du report et aux mesures prises pour rectifier les problèmes rencontrés. Les citoyens ont le droit de savoir ce qui s’est passé et ce qui sera fait pour garantir le succès de cet événement crucial.

Consultation réelle

Il est impératif d’impliquer réellement la société civile, les partis politiques et toutes les parties prenantes dans le processus du Dialogue national. Le succès de cet événement dépend de la participation de tous les acteurs concernés et de la prise en compte de leurs perspectives et de leurs préoccupations.

Renforcement des capacités

La formation des commissaires et des participants doit être une priorité absolue. Il est essentiel que tous les participants comprennent pleinement leur rôle et leurs responsabilités dans le processus du Dialogue national, afin de garantir des débats constructifs et productifs.

Engagement politique

Les dirigeants politiques doivent faire preuve d’un engagement réel en faveur du Dialogue national et de la transition démocratique. Cela signifie mettre de côté les intérêts partisans et travailler ensemble pour trouver des solutions aux défis auxquels est confronté le pays.

En fin de compte, le report du Dialogue national peut être perçu comme une opportunité de réévaluer et de renforcer le processus démocratique au Gabon. Plutôt que de voir cela comme un échec, il est temps de tirer des leçons de cette expérience et de redoubler d’efforts pour construire un avenir démocratique et prospère pour tous les Gabonais. Cela exigera du leadership, de la vision et un engagement inébranlable en faveur des valeurs démocratiques fondamentales.

 

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