Toutes les différences entre une TPE et une grande entreprise ?

Toutes les différences entre une TPE et une grande entreprise ?

Longtemps définie uniquement sur le plan juridique comme une sorte de réalité unique, l’entreprise bénéficie enfin depuis la consécration du décret n°2008-1354 du 18/12/2008, d’une approche définitionnelle économique qui s’est transformée. Ainsi, on distingue désormais quatre catégories d’entités entrepreneuriales en France. Parmi elles, nous allons nous concentrer sur les différences qui existent entre une TPE et une grande entreprise.

Les points de divergence en termes de structure économique

Sur la base des critères cumulatifs énoncés par les cadres européens et français en vigueur, trois principaux points de démarcation distinguent une Très Petite Entreprise (TPE) d’une grande entreprise : le nombre de salariés, le montant du chiffre d’affaires réalisé et le total des actifs de l’entité.

Le critère du nombre de salariés

Selon le décret n°2008-1354 du 18/12/2008, pour qu’une entreprise donnée soit classée dans la catégorie des TPE, elle doit avoir moins de 10 salariés. Concrètement, si l’on se fie aux données de l’INSEE (statistiques de l’année 2017), en général, ces catégories d’entreprises n’emploient en réalité en moyenne qu’un seul salarié en propre.

À l’inverse, lorsqu’il s’agit de grandes entreprises, le seuil minimal pour ce critère, quant à lui, est fixé à au moins 5 000 salariés. Là encore, selon les statistiques de l’INSEE, la pratique montre qu’en réalité, les grandes entreprises françaises emploient chacune en moyenne plus de 17 500 salariés.

On comprend aisément ce critère évident : si l’on peut connaître tous ses salariés dans une petite entreprise, il sera difficile de retenir tous les prénoms des 5 000 salariés d’une grande entreprise et d’avoir le temps de s’intéresser à chacun. Les différences en termes de communication ou de management seront évidentes.

Les critères du chiffre d’affaires et du total du bilan

Concernant ce deuxième critère, le même décret n°2008-1354 pose le principe selon lequel une entreprise devra être classée statistiquement dans la catégorie des TPE lorsqu’elle réalise cumulativement moins de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires et moins de 2 millions d’euros de total de bilan. Sur le terrain, la moyenne concrète affichée par cette catégorie d’entreprise n’est en réalité que de 183 000 euros par an (de chiffre d’affaires).

En revanche, à l’autre bout de l’échelle, une entreprise peut être qualifiée de grande entreprise si et seulement si elle a un chiffre d’affaires annuel minimum de 1,5 milliard d’euros et un total de bilan de plus de deux milliards d’euros. Là encore, les statistiques sur le terrain montrent que ce seuil est largement dépassé puisqu’en moyenne une grande entreprise réalise environ 6.360.000.000 euros par an.

Cette distinction semble également pertinente dans la plupart des cas, même si le chiffre d’affaires et la rentabilité restent une réelle différence qui peut influencer le fonctionnement global d’une entreprise et que ce critère pourrait être davantage différencié.

Points de divergence en termes de structure juridique

Au-delà des différences économiques, une TPE peut également se distinguer facilement d’une grande entreprise, simplement par sa structure juridique.

1/ Les formes juridiques habituellement adoptées par les TPE

En raison de la souplesse des systèmes juridiques qui les caractérisent, une TPE prend généralement les trois types de formes juridiques suivants :

– L’EIRL ou Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée (cette forme spécifique a la particularité de permettre à l’entrepreneur d’avoir une existence juridique via sa propre personne physique, c’est-à-dire sans passer par l’écran de la personnalité morale).

– L’EURL ou Société à Responsabilité Limitée,

– La SAS (Société par Actions Simplifiée),

– La SELARL (Société d’Exercice Libéral à Responsabilité Limitée). Contrairement à la première, ces deux dernières formes juridiques sont dotées d’une personnalité juridique.

2/ Les formes juridiques habituelles des grandes entreprises

En ce qui concerne la forme juridique, cette catégorie d’entreprise a le choix entre une pléthore de structures :

– la Société Anonyme (SA) : c’est la forme idéale pour une entreprise de grande taille qui envisage de lever des fonds monumentaux pour démarrer ses activités. En effet, malgré sa structure juridique particulière, cette forme de société permet de rassurer les investisseurs grâce à la contrepartie confortable qu’elle offre (une intégration facile dans le capital.) Outre cet aspect des choses, la SA offre également aux entrepreneurs le confort d’une fiscalité attractive et d’un régime social très avantageux (ex : possibilité d’imposer les dirigeants de la SA à seulement 10%, sans compter la contribution

Qu’est-ce qui va changer dans les centres commerciaux ce lundi ?

Qu’est-ce qui va changer dans les centres commerciaux ce lundi ?

Selon un décret publié au Journal officiel dimanche 8 août, le pass sanitaire est obligatoire dans les commerces de plus de 20 000 m2 par décision préfectorale. Voici toutes les règles à retenir.

Le laissez-passer sanitaire pourra être exigé à partir du lundi 9 août pour accéder aux centres commerciaux de plus de 20 000 m2 par décision préfectorale et sera obligatoire dans les restaurants et bars, les établissements de santé – sauf urgence – ainsi que dans les transports longue distance, selon un décret publié dimanche 8 août au Journal officiel (JO). Plusieurs textes, décrets et arrêtés, relatifs à la loi du 5 août 2021 sur la gestion de la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19 figurent dans le JO de dimanche.

Les personnes majeures doivent présenter un laissez-passer sanitaire pour accéder à un certain nombre de lieux publics ou pour participer en tant que visiteur, client, spectateur ou passager à des lieux, manifestations ou établissements listés dans le décret 2021-1059 de samedi.

 Pour les centres commerciaux de plus de 20 000 m2, soit 350 établissements selon le Conseil national des centres commerciaux, le laissez-passer sera imposé par arrêté préfectoral, “lorsque leurs caractéristiques et la gravité des risques de contamination le justifient et dans des conditions garantissant l’accès des personnes aux biens et services de première nécessité ainsi que, le cas échéant, aux moyens de transport”, précise le JO.

Accès refusé en l’absence du document

Pour être valable, le laissez-passer doit présenter un dépistage “datant de moins de 72 heures” – test antigénique ou autotest -, “une preuve de l’état vaccinal” ou un certificat de guérison après avoir contracté le Covid-19. Ces éléments sont déjà exigés sur les sites de culture depuis fin juillet. “En l’absence de présentation de l’un de ces documents, l’accès à l’établissement, au lieu, au service ou à la manifestation est refusé, sauf pour les personnes justifiant d’une contre-indication médicale à la vaccination”, selon le décret.

Ces mesures s’appliqueront également “à compter du 30 août 2021, aux salariés, agents publics, bénévoles et autres personnes qui interviennent dans les lieux, établissements, services ou manifestations concernés, lorsque leur activité se déroule dans des espaces et à des moments où ils sont accessibles au public, à l’exception des activités de livraison et sauf intervention d’urgence”, ajoute le texte. Il précise également que le port du masque “peut être rendu obligatoire par le préfet du département lorsque les circonstances locales le justifient, ainsi que par l’exploitant ou l’organisateur”.

La mobilisation contre l’extension du pass santé et la vaccination obligatoire des aidants a encore progressé en France samedi, pour le quatrième week-end consécutif. Quelque 237 000 personnes, dont 17 000 à Paris, ont défilé dans le calme, un niveau jamais atteint depuis le début de la contestation, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

Le ministre de la Santé Olivier Véran a estimé dans une interview au Parisien dimanche que le passage et la vaccination devraient éviter d’autres couvre-feux et enfermements. Il s’est dit confiant quant à l’objectif de 50 millions de primo-vaccinés d’ici la fin août. “Nous réalisons actuellement entre 300 000 et 400 000 primo-vaccinations par jour, et nous sommes déjà à plus de 44 millions”, a-t-il précisé.

La nouvelle carte d’identité entre en vigueur aujourd’hui, quelles sont les nouveautés ?

La nouvelle carte d’identité entre en vigueur aujourd’hui, quelles sont les nouveautés ?

Vous l’avez peut-être déjà vu, mais c’est désormais chose courante. À partir de ce lundi 2 août, si vous souhaitez obtenir une nouvelle carte d’identité, vous recevrez un tout nouveau document.

De la taille d’une carte bancaire, plus sécurisée et d’un design différent, cette carte d’identité était déjà en test dans toute la France, déployée progressivement dans différents départements depuis mars, en commençant par l’Oise, la Seine-Maritime et la Réunion.

A l’origine de l’évolution du document, il y a tout d’abord un règlement européen datant de l’été 2019 et qui prévoit une uniformisation des documents d’identité nationaux, afin de permettre une meilleure protection de l’identité des personnes. Et ce nouveau format entre en vigueur ce lundi dans tous les pays de l’Union européenne qui disposent d’un tel document.

L’UE espère ainsi “faciliter le passage des frontières et contribuer au renforcement de notre identité européenne commune”. Conformément à la directive européenne, la validité de la carte d’identité (portée en France à 15 ans en 2014) sera néanmoins réduite à dix ans.

Données biométriques et lecture pour les malvoyants

Quelles sont donc les nouveautés de cette carte nationale d’identité ? Tout d’abord, il est important de mentionner qu’elle contient une puce électronique, contrairement à la précédente.

Cette puce hautement sécurisée contient toutes les informations inscrites sur la carte : nom, prénom, date et lieu de naissance, adresse, taille, sexe, date de délivrance et date d’expiration, mais aussi, comme c’est déjà le cas pour les passeports, des données biométriques, c’est-à-dire une photo du visage et des empreintes digitales.

L’objectif d’un tel dispositif est de pouvoir être scanné immédiatement et donc d’indiquer instantanément aux autorités si des données ont été falsifiées ou modifiées. En revanche, la puce n’est pas traçable par l’État et ne peut être géolocalisée, mais elle sera suffisante pour voyager – comme un passeport – vers de nouvelles destinations, y compris en dehors de l’UE.

En outre, de nouvelles informations pourront être ajoutées au document, notamment la possibilité pour les enfants qui vivent avec leurs deux parents de faire figurer leurs deux adresses.

Les autorités promettent également un document solide, qui résistera aux dix ans pendant lesquels il doit être valide sans perdre en lisibilité. Une impression en relief devrait également simplifier son utilisation par les personnes malvoyantes.

Notez qu’il n’est pas nécessaire de demander cette nouvelle carte nationale d’identité (CNI). Elle vous sera délivrée automatiquement lors du prochain renouvellement de la vôtre. Et dans le cas d’une première demande, d’un renouvellement suite à une perte ou un vol, ou d’un renouvellement pour un changement d’état civil ou un changement d’adresse, c’est également ce nouveau format que vous obtiendrez.

Comment Jeff Bezos, l’homme le plus riche du monde, gagne-t-il sa vie ?

Comment Jeff Bezos, l’homme le plus riche du monde, gagne-t-il sa vie ?

Le patron d’Amazon a vendu pour 27 milliards de dollars d’actions Amazon depuis son lancement, ce qui constitue sa principale source de revenus.

De quoi vit le patron Jeff Bezos ? La question peut paraître absurde quand on sait que la fortune du fondateur et bientôt ex-PDG d’Amazon atteint 200 milliards de dollars.

Et pourtant, si Jeff Bezos est immensément riche, sa fortune est surtout immatérielle. Ses 200 milliards de dollars ne sont pas sur un compte en banque mais en actions de sa société Amazon. Mais lorsqu’il achète une propriété ou un yacht, ce n’est pas en actions Amazon qu’il paie, mais en dollars.

En fait, le patron d’Amazon reçoit un salaire minime par rapport à sa fortune. Il reçoit en tant que PDG du géant du commerce électronique 81 000 dollars par an (67 800 euros), un salaire de cadre supérieur, mais rien d’extravagant. Amazon lui verse également 1,6 million de dollars par an, mais c’est pour assurer sa sécurité.

Jeff Bezos, qui est l’actionnaire principal d’Amazon, pourrait toucher une partie des bénéfices de son entreprise. Mais ce n’est pas non plus le cas. L’entreprise ne verse pas de dividendes à ses actionnaires.

Le milliardaire vit de la vente d’actions de son entreprise. Et il en vend beaucoup. Selon les calculs de Forbes, Jeff Bezos a vendu pour 27 milliards de dollars d’actions de son entreprise depuis son introduction en bourse en 1997. Au cours des 23 dernières années, le milliardaire a vendu des actions presque chaque année, sauf en 2005, 2006, 2007 et 2011. Cela explique pourquoi il n’a pas payé d’impôt fédéral sur le revenu en 2007 et 2011, comme l’a révélé début juin le site ProPublica.

Et avec l’envolée du cours des actions, les sommes obtenues par Jeff Bezos ont considérablement augmenté au fil des ans. Le cours de l’action de l’entreprise a grimpé de 3000% depuis 2008.

6 milliards de dollars d’impôts

Ainsi, si en 1998 la vente d’actions avait rapporté 46 millions de dollars au fondateur d’Amazon, en 2016 la vente de 6 millions d’actions lui a permis de toucher 793 millions de dollars. Les gains records ont été atteints l’année dernière. En vendant 4 millions d’actions en 2020, il a emporté la coquette somme de 10 milliards de dollars avant impôts.

Au fil des années, la participation personnelle de Jeff Bezos au capital de l’entreprise a considérablement diminué. Le fondateur, qui possédait 42% des actions en 1997 au moment de l’introduction en bourse, ne possède plus que 10% du capital de l’entreprise, évalué à 1,740 milliard de dollars. C’est toutefois à la suite de son divorce avec MacKenzie Scott que sa participation a le plus diminué. Le milliardaire a transféré 19,7 millions d’actions, soit 25% de ce qu’il possédait initialement.

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Si Amazon est régulièrement épinglé pour ses pratiques d’évasion fiscale, Jeff Bezos paie personnellement des impôts sur ses revenus. Forbes estime que le milliardaire a payé 6 milliards de dollars d’impôts fédéraux sur le capital pour 27 milliards de dollars de gains. À condition qu’il n’ait pas compensé ses gains par des pertes sur d’autres investissements. ProPublica estime que le milliardaire a payé 973 millions d’impôts fédéraux entre 2014 et 2018. Sur cette période, il a raflé 4 milliards de dollars en revendant des actions.

Le milliardaire a également réalisé des acquisitions (immobilier, journal Washington Post…), investi dans des start-up (sa société spatiale BlueOrigin…) et lancé une activité philanthropique sur le tard. Au total, Jeff Bezos aurait dépensé 14 milliards de dollars avec la revente de ses actions. Il aurait donc environ 13 milliards de dollars de liquidités en plus de ses 200 milliards d’actions Amazon et de ses divers investissements.