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Mon chef est de mauvaise foi, comment réagir ?


Rédigé le Samedi 29 Décembre 2018 à 08:26 | Lu 31 fois | 0 commentaire(s)

Travailler avec un N + 1 qui (pense qu'il) a toujours raison et manipule à tout-va, c'est possible. Anticipation, esquive et effet de surprise sont les meilleures réponses.



L'avis du coach

Eric Quéquet, formateur en autodéfense, consultant chez Légitime Confiance et Académie des arts de combat
“Il faut répondre à la mauvaise foi par des éléments factuels... qu'on aura pris soin de conserver !”

«La plupart des situations conflictuelles tournent autour du non-dit, de l'abus de pouvoir. Un manager de mauvaise foi se sent tout-puissant et ses collaborateurs prennent souvent sur eux de peur de perdre leur poste. Il faut dès que possible lui poser des limites. Dans mes ateliers en entreprise, je fais travailler la posture, le regard, l'intonation de la voix, comme dans un stage d'autodéfense. Il faut envoyer à l'autre des signaux forts : dos droit, regard affirmé, voix claire et posée.

Je propose des jeux de rôles pour faire prendre conscience des messages de stress, d'angoisse que l'on transmet inconsciemment. La personne facile à manipuler a tendance à parler doucement, à se réassurer par des gestes tels que toucher son collier, ses bras, à se tenir épaules rentrées.

Elle va réduire son périmètre au sol et devenir ainsi une proie. Or un(e) N + 1 de mauvaise foi (manipulation et mensonge), il faut au contraire l'impressionner, lui montrer que l'on sait aussi occuper l'espace, que l'on a de l'aplomb, du répondant, il faut le (la) recadrer sans cesse et rester au maximum dans le factuel (garder les e-mails précisant les tâches à effectuer).

Si on l'a laissé prendre l'ascendant, on peut toujours revenir en arrière, mais cela est plus difficile quand de mauvaises habitudes ont été prises. Mais déjà en corrigeant sa posture, en disant non aux demandes abusives, on lui signifie qu'on ne va plus se laisser faire.»

L'avis de la collaboratrice

Sophie Lièvre, éditrice dans un institut de recherche sur le bien-être au travail
“Ma chef s'accaparait les fruits de mon travail... tout en me dépossédant des mes responsabilités”
«La nouvelle cheffe du pôle éditions venait de l'extérieur. J'ai facilité sa prise de poste en faisant tandem avec elle, cela m'a paru normal.

Magali a vite déstabilisé l'équipe car elle a procédé à des coupes budgétaires drastiques, à des changements de fournisseurs, sans consulter les responsables en interne. Je défendais ses décisions, lesquelles, disait-elle, émanaient de la direction. Une personne de l'équipe m'a fait remarquer qu'elle s'appropriait une partie de mon travail, j'ai bien vu qu'elle commençait à organiser des réunions sans moi, mais, compréhensive et soucieuse de ne pas perdre la face, j'ai mis ça sur le compte du stress.

J'ai constaté qu'elle était désorganisée et trouvait toujours à redire au travail de ses collègues. Petit à petit, elle m'a dépossédée d'une partie de mes responsabilités, me culpabilisant, disant qu'il fallait avoir davantage le sens du collectif. Je ne savais plus sur quel pied danser, je doutais de moi et me sentais de plus en plus isolée. L'une de mes collaboratrices m'a ouvert les yeux en m'expliquant que Magali lui avait proposé mon poste, ce que celle-ci a catégoriquement nié. La direction me connaissait bien, elle m'a donc soutenue lorsque j'ai demandé à changer de service.»

L'avis de l'ado

Valentin, 13 ans, en classe de quatrième

“Pas facile de dire à un prof qu'il a tort, on a peur qu'il ne se venge sur les notes”
«Mon prof principal (français, histoire-géo) me met mal à l'aise. Je l'ai déjà eue l'an passé, donc je la connais bien. On ne sait jamais avec elle à quoi s'en tenir, ses réactions sont imprévisibles. Elle ne reconnaît pas ses torts, surtout lorsque cela souligne son manque d'organisation, ses négligences.

Un exemple : récemment, je devais lui donner un mot d'excuse pour une absence (obligations familiales). Je le lui ai remis le matin de mon retour. En fin de journée, elle m'a soutenu d'un ton culpabilisant et devant le reste de la classe que je ne lui avais rien donné. Mes parents ont reçu le soir un appel agacé de sa part, elle signalait que je risquais «un jour de suspension en cas d'absence injustifiée».

En fait, le règlement de l'école laisse quelques jours aux parents pour réagir. Le lendemain, elle me demande de lui remettre le mot au plus vite mais sur un ton plus posé. Et qu'est-ce que je vois sur son bureau ?

Un mot d'absence tout chiffonné. Je n'ai pas voulu le lui faire remarquer, sûr qu'elle nierait et me chargerait davantage. J'ai filé doux et elle ne m'en a plus reparlé, signe qu'il s'agissait bien du justificatif signé par mes parents. Avec ce genre de prof, on a toujours tort quoi qu'on fasse, c'est stressant. J'ai eu peur qu'elle ne me sanctionne au niveau des notes pour une histoire de mot qu'elle avait égaré.»




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Rédigé le Samedi 29 Décembre 2018 à 08:26 | Lu 31 fois | 0 commentaire(s)



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